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Martin Loume

Martin Loume alias Jean-Louis Brochen est affichiste lacérateur et depuis 20 ans au gré de ses voyages il arrache les affiches qu’il croise sur son chemin. Ce qui n’était qu’un passe-temps est vite devenu une passion dévorante et encombrante. Il y a 10 ans il a sauté le pas, sa première exposition a vu le jour dans une galerie parisienne tenue par l’un de ses amis. Le résultat est sans appel : nombres de ses toiles ont été vendues. Il y rencontre Jacques Villeglé inventeur du terme « lacérateur anonyme » auquel Martin Loume s’identifie pleinement de par son effacement derrière son ouvrage. L’exercice de ce dernier plaît énormément à l’adhérent du nouveau réalisme qu’est Villeglé. 

Le travail de Martin Loume se révèle très minutieux, de part le choix de l’affiche car son œil peut s’arrêter sur chaque détail : l’épaisseur, la taille, le graphisme, parfois le sujet, mais surtout la picturalité, car pour lui « l’affiche est ma peinture » selon ses propres mots. Son œuvre se dessine autour de sa démarche artistique, celle-ci étant en constante évolution. Il délaisse le sujet de l’affiche pour se concentrer au fil des années sur les formes, la structure, les couleurs...

C’est un artiste qui accorde une grande importance à la liberté, car lui-même considère que son travail relève de la liberté d’arracher, de prendre possession de « la décoration urbaine ». Le temps est également au cœur de son activité : il capture dans les différentes affiches représentées, un espace-temps précis, un événement passé ou futur. Elles sont un marqueur social de notre environnement et l’artiste saisi cet instant pour en faire une œuvre, un souvenir de cette époque.

Dans cette série sur Venise, Martin fait état du nombre surprenant d’affiches en rapport avec le spectacle vivant et la culture. Il décide de les sublimer avec ses lacérations si caractéristiques qui leur donnent une autre dimension, une asymétrique, une fracture avec la représentation de base. C’est une véritable ethnologie urbaine qu’il nous fait découvrir au travers de ces œuvres venues de la Cité des Amoureux.

 

Martin Loume alias Jean-Louis Brochen is a poster artist and lacerator and for 20 years through his travels he tears off the posters he meets on his way. What was only a hobby quickly turned into a consuming and cumbersome passion. Ten years ago he took the plunge, his first exhibition opened in a Parisian gallery run by one of his friends. The result is clear: many of his paintings have been sold. There he met Jacques Villeglé, inventor of the term "anonymous lacerator" with which Martin Loume fully identifies by his erasure behind his work. The exercise of the latter appeals greatly to the adherent of the new realism that is Villeglé.

Martin Loume's work is very meticulous, due to the choice of the poster because his eye can focus on every detail: thickness, size, graphics, sometimes the subject, but above all the pictoriality, because for he "the poster is my painting" in his own words. His work takes shape around his artistic approach, which is constantly evolving. He abandons the subject of the poster to focus over the years on shapes, structure, colors ...

He is an artist who attaches great importance to freedom, because he himself considers his work to be the freedom to tear out, to take possession of "urban decoration". Time is also at the heart of his activity: he captures in the various posters represented, a precise space-time, a past or future event. They are a social marker of our environment and the artist seizes this moment to make a work of it, a memory of this time.

In this series on Venice, Martin reports the surprising number of posters related to performing arts and culture. He decides to sublimate them with his characteristic lacerations that give them another dimension, an asymmetric, a fracture with the basic representation. It is a real urban ethnology that he makes us discover through these works from the City of Lovers.